Éric Bélanger arrive sur le tard dans la chanson, il a près de 30 ans lorsqu’il commence à écrire, chanter et tâter du piano ; une nouvelle vie commence qui le mène à la finale du FICG en 2006 et lui permet de récolter nombre de prix.
Son premier album « Bananaspleen », sorti en septembre 2008, à défaut de se faire une place immédiatement auprès du public lui permet d’attiser la curiosité des professionnels et lui permet de collectionner les éloges : Grand Prix de Radio-Canada Télévision, Coup de coeur du Roseq, Prix de la relève Archambault, Coup de cœur de Pop Montréal.
Avec son nouvel album « À 35 millimètres du bonheur », Éric Bélanger poursuit sa
route vers une plus large reconnaissance, l’album ayant bénéficié du support de Sony pour sa sortie en France en octobre 2010.
Mélangeant habilement mots et sonorités, naïveté et poésie, il permet à l’auditeur de se transporter aisément dans son univers, qu’il définit avec simplicité:
« Tim Burton dit qu’il traite de la mort joyeusement, je crois que ça définit bien ma
manière de chanter la mélancolie, d’une façon qui au final n’est pas triste, mais éloquente et fortement imagée. Les textes doivent m’évoquer de petits films et
la musique devient alors le support auditif de ces courts métrages. Pour chaque
texte je pars d’un sentiment, d’une émotion plus ou moins claire mais qui m’habitent
fortement, je n’écris rien de bon sinon. Miles Davis disait « joue moins, mais joue
mieux » ou quelque chose du genre, je crois fortement à cette philosophie, j’aime les
climats qui s’installent lentement et qu’on a le goût de revisiter par la suite pour saisir
les éléments qu’on a manqués la première fois.
J’aime les fous, les décalés, Björk, Tom Waits autant que les réfléchis, Delerm, Desjardins, Souchon et même Gainsbourg à la limite qui, pour moi, est plus un réfléchi qu’un décalé. « À 35 mm du bonheur » se décline comme une réflexion ludique sur notre époque qui a mes yeux axe beaucoup les choses sur le vite fait, bien fait, refait, et si ça ne fait pas on passe à autre chose, c’est un peu ma réponse à ce côté artificiel de
notre époque, un éloge à la lenteur et aux imperfections »
Dans cette aventure de la chanson, parsemée d’épreuves, d’échecs et de réussites, Éric Bélanger poursuit sa course de fond, son troisième album « Le sel » est prévu pour l’automne 2012. La tournée À 35 mm du bonheur se poursuit en France à compter de mai 2011.
Tes influences :
Gainsbourg, Fersen, Richard Desjardins, Barbara, Alain Souchon, Jean Leloup, Cali et Raggiani
La chanson qui te rappelle ton enfance :
Marcia Baila des Rita Mitsouko
Coup de coeur du moment :
Le vrai le faux de Jérome Minière
Une chanson pour l’hiver :
« Au centre du fleuve la glace est plus mince » de Carl-Eric Hudon de l’album Les tempêtes que l’on avale
Une découverte :
Jérome-Dupuis Cloutier et son disque Gentleman refoidi
La chanson qui te fait rire :
Le dernier album des 3 accords au complet.
La chanson que tu admets aimer
honteusement :
Je n’ai jamais honte d’aimer.
La plus belle citation de chanson francophone :
« Dis, quand reviendras-tu?
Dis, au moins le sais-tu
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus! »
« Dis, quand reviendras-tu? » Barbara